Friday, July 8, 2016

Evaluateurs pour le projet



Evaluateurs pour le projet "RENFORCEMENT DE LA RESILIENCE COMMUNAUTAIRE AU RWANDA DISTRICTS DE NGORORERO, NYABIHU, KARONGI, RUTSIRO, GAKENKE"

1. Résumé

Objectifs : Evaluer le projet mis en œuvre depuis début 2014 en vue de la préparation de la deuxième phase du projet.


Public cible : La Croix-Rouge Rwandaise (CRRw), la Croix-Rouge de Belgique (CRB), la Croix-Rouge Danoise (CRD), les autorités locales pertinentes au Rwanda et la Direction Générale du Développement belge (DGD)

Mandataire : Croix-Rouge de Belgique (CRB)

Rapports : les rapports d’évaluation seront soumis simultanément par l’équipe d’évaluation au Secrétaire général de la CRRw, aux Représentants de la CRB et de la CRD au Rwanda et au Responsable de la CRB à Bruxelles.

Calendrier : l’évaluation devrait se dérouler au mois d’août 2016 et dans tous les cas, il faudrait que l’équipe d’évaluation puisse faire une première restitution avant la fin du mois d’août 2016

Échéancier :


  •  
Remise du rapport provisoire au plus tard 15 jours après la mission d’évaluation


  •  
Remise du rapport final au plus tard 1 semaine après réception des commentaires



Lieux : Rwanda (Kigali, sélection de villages parmi les 30 visés par le projet)

Budget maximum : 15.000 euros

2. Contexte

Cadre global de partenariat du consortium (CRB-CRD-CRRw)

Le partenariat entre la CR de Belgique et la CR rwandaise est établi depuis de nombreuses années. Depuis 2008, la relation de partenariat s’est progressivement développée dans le sens d’un recentrage du soutien de la CR de Belgique autour de la stratégie et des priorités de la CR rwandaise, d’un soutien institutionnel croissant et d’une plus grande autonomie de la CR rwandaise dans la gestion des projets.

Pour appuyer ses différents partenaires, la CRB bénéficie d’un financement de la DGD. Ce financement appuie le programme global de la CRB qui est constitué d’un ensemble cohérent de ‘projets pays’. Le présent projet est conduit par un consortium réunissant la CR de Belgique, la CR danoise et la CR rwandaise. Les trois entités travaillent ensemble dans un esprit de confiance mutuelle et de coopération. Alors que la CR rwandaise est responsable de la mise en œuvre du projet, la CR de Belgique et la CR danoise fournissent un appui technique à leur partenaire et jouent un rôle clé dans le processus de monitoring et d’évaluation du projet. L’objectif global de ce programme est d’appuyer les partenaires, les communautés et les individus ciblés à renforcer durablement leurs capacités à se mobiliser pour un monde plus sain, plus sûr et plus digne. Ce programme s’articule autour du concept de résilience et cherche à développer des projets intégrés avec les personnes et les communautés en vue de renforcer leurs propres capacités à s’adapter aux changements et aux aléas (pour un approfondissement du concept résilience vu par le Mouvement Croix-Rouge, voir annexe 1).

Ce programme s’inscrit dans les spécificités Croix-Rouge : les Principes et Valeurs du Mouvement, la vision et les objectifs stratégiques de la FICR, le mandat de la Croix-Rouge de Belgique et des Sociétés nationales partenaires et le travail avec les volontaires au service des plus vulnérables.

Il est important de noter que la Croix-Rouge de Belgique privilégie la gestion déléguée du programme avec ses partenaires.

Ce mode de gestion du programme est au service de la vision stratégique du partenaire (et de son autonomisation) et maximise le pouvoir décisionnel et les responsabilités du partenaire dans la limite des contraintes du bailleur. La confiance mutuelle entre les partenaires est une condition préalable à la délégation de gestion et doit être entretenue par le dialogue entre la représentation des deux institutions.

Le rythme de mise en place de ce mode de gestion est adapté à chaque partenaire en fonction de ses capacités.

Dans ce cadre-là, nous visons notamment à appuyer le renforcement de capacités de nos partenaires et de leur réseau de volontaires dans leur cheminement vers une Société nationale forte.

Ce concept de Société nationale forte est défini par la FICR comme une société de Croix-Rouge capable de fournir, dans tout le pays et par un réseau d’unités fonctionnant à l’aide de volontaires, un service approprié à des personnes vulnérables, aussi longtemps qu’elles en ont besoin.

Pour être fortes, les Sociétés nationales doivent développer et conserver cinq capacités essentielles : exister, s’organiser, établir des relations et les mobiliser, mener à bien leurs activités, s’adapter et se développer. Le renforcement des capacités est un processus endogène. Notre démarche est d’appuyer cette dynamique interne de nos partenaires.

Cet appui au renforcement de capacités passe aussi par le financement de frais de structure du partenaire et le soutien d’activités génératrices de revenus (AGR) à tous les niveaux de l’organisation (local, branche et siège) afin d’assurer la durabilité de leurs actions et une autonomisation financière progressive.

Aider les Sociétés nationales à devenir des fournisseurs forts et pérennes de services est, pour nous, le meilleur moyen de s’attaquer à la vulnérabilité, où qu’elle existe. Les volontaires Croix-Rouge ainsi accompagnés et formés travaillent de la sorte à renforcer les capacités de leur communauté.

Description du projet évalué

En début 2012, la CR rwandaise a invité ses partenaires à soutenir son programme national de renforcement de la résilience communautaire. Ce programme vise à promouvoir la résilience communautaire sur l’ensemble du territoire rwandais (90 secteurs répartis sur les 30 districts du pays) par le biais d’actions communautaires intégrées.

Convaincu par l’approche de la CR rwandaise et l’expérience positive d’actions similaires (notamment au sein d’un projet soutenu par la CR de Belgique avec un financement principal de la Commission Européenne dans le district de Nyamasheke), la CR de Belgique a confirmé dès 2012, l’inscription de ce programme 2014-2016 sur le thème de la résilience. La CR danoise s’est jointe à l’effort de financement de cette stratégie et cofinance le programme à hauteur de 20% ; elle fournit également, conjointement avec la CR de Belgique, un appui technique en PMER et participe activement au processus de monitoring et d’évaluation du projet.

Le programme se concentre essentiellement sur 30 villages situés dans 2 provinces (Nord et Ouest), 5 districts et 15 secteurs. Ces villages (2 par secteur) sont situés dans les districts de Gakenke (4 secteurs), Ngororero (3 secteurs), Nyabihu (2 secteurs), Karongi (3 secteurs) et Rutsiro (3 secteurs).

Néanmoins, certaines actions spécifiques de renforcement des capacités de la CR rwandaise ont une couverture géographique plus large (renforcement de l’autonomie financière du siège à Kigali et de la capacité de réponse / préparation aux catastrophes dans 22 districts sur les 30 que compte le pays).

Une grande partie de la population de la zone ciblée vit en dessous du seuil de pauvreté extrême : 30 % dans le district de Gakenke, 35 % dans le district de Karongi, 26 % dans le district de Rutsiro, 28 % dans le district de Ngororero et 15 % dans le district de Nyabihu. Les ménages de ces zones sont confrontés à différentes vulnérabilités : manque d’accès à des opportunités économiques, pression démographique sur des terres agricoles déjà insuffisantes, manque d’accès aux soins de santé pour les ménages les plus vulnérables, malnutrition chronique élevée chez les enfants de moins de 5 ans, prévalence élevée des maladies diarrhéiques, manque d’accès à l’eau potable, manque de dispositifs d’assainissement (latrines individuelles améliorées notamment), exposition aux catastrophes naturelles, causées par le phénomène El Niño et les activités de déboisement.

Le programme promeut une approche intégrée (santé, développement économique et réduction des risques de catastrophes) qui vise à renforcer la résilience des communautés par des actions individuelles au niveau des ménages, des actions communautaires et des actions de renforcement des capacités de la CR rwandaise et des autorités locales. Les effets attendus du programme sont :

· La réduction de la prévalence de la malnutrition chronique chez les enfants de moins de 5 ans (sensibilisations communautaires, suivi des enfants malnutris, promotion des jardins potagers et démonstrations culinaires) ;

· La réduction des maladies transmissibles (sensibilisations communautaires, accès à l’eau potable et assainissement de base, mitigation des risques) ;

· La réduction des risques de catastrophes (sensibilisations communautaires, mitigation des risques et préparation aux catastrophes).

· Le renforcement des capacités de la CR rwandaise et des autorités en charge de la résilience (au niveau national, dans la réponse aux catastrophes ; au niveau des districts et secteurs, dans la réponse aux catastrophes, la santé communautaire ; au niveau des cellules et des villages, dans la santé communautaire et la réduction des risques de catastrophes).

Le programme prend en compte les opportunités suivantes qui facilitent sa mise en œuvre :

· Le soutien du programme à la politique nationale et à l’Initiative d’Umurenge (secteur) Vision 2020;

· Le renforcement du rôle d’auxiliaire des pouvoirs publics de la CR rwandaise (notamment par la participation des autorités locales à toutes les étapes du programme) ;

· L’alignement des contrats de performance des autorités locales aux objectifs et résultats visés par le programme (étant donné que le programme a été formulé avec les autorités locales).

3. But et portée de l’évaluation

La présente évaluation portera sur le programme mis en œuvre par la CRRw et financé par la DGD et DANIDA pour les années 2014-2016.

La proposition de projet prévoit qu’une évaluation externe soit réalisée à la fin du projet.

Le projet prévoit une seconde phase pour les années 2017-2021 : dans les 30 villages visés par le projet actuel, les acquis du projet en cours seront suivis, renforcés et approfondis afin de garantir la pérennité des actions, tandis que les actions du présent projet seront répliquées dans de nouveaux villages.

Le but de cette évaluation est de faire le point sur les résultats du projet dans les 5 districts, , de tirer les enseignements sur la mise en œuvre du projet afin de faire ressortir des bonnes pratiques/recommandations pour une réplication dans de nouveaux villages, et de faire le bilan dans les 30 villages visés par le projet actuel afin de préparer la seconde phase dans ces villages.

La CRRw est en phase de formulation du prochain programme quinquennal ; la remise de la proposition de projet doit avoir lieu à la fin août 2016. Dans ce cadre-là nous avons besoin d’avoir une première idée des recommandations de l’équipe d’évaluation durant le mois d’août afin qu’elles puissent nourrir la proposition à remettre pour les 5 prochaines années.

4. Objectif de l’évaluation

L’évaluation abordera l’analyse du projet selon les critères standards d’évaluation (pertinence, complémentarité/cohérence, efficacité, efficience, durabilité, impact). Par ailleurs, il s’étendra de manière plus détaillée sur les questions suivantes :

Pertinence


  •  
Est-ce que les actions concrètes mises en œuvre dans le cadre de ce projet au profit des communautés sont pertinentes au regard de leurs besoins ?


  •  
Est-ce que la zone choisie est pertinente par rapport aux approches préconisées ?


  •  
Le projet est-il en cohérence avec les politiques nationales et les contrats de performance locaux ?



Complémentarité/cohérence


  •  
Quelle a été la plus-value du consortium tripartite (CRRw, CRD, CRB) ? Quelles ont été les difficultés éventuellement rencontrées ?


  •  
Quelle a été la relation de travail entre les trois membres du consortium durant la durée du projet ? Cette relation a-t-elle évolué au cours du projet ?


  •  
Quelle a été la valeur ajoutée de la collaboration avec les services techniques de l’Etat ? Quelles en sont les limites ?


  •  
Les autres acteurs de développement intervenant dans la zone ont-ils été pris en compte et des synergies ont-elles été initiées ?


  •  
Le projet est-il complémentaire ou renforce-t-il les mesures d’adaptation endogènes ?



Efficacité


  •  
Quel a été l’apport du projet en termes de renforcement de capacités des branches Croix-Rouge au niveau des districts et au niveau des secteurs ?


  •  
Est-ce que la structure du projet, l’implication des branches (et de leurs volontaires) et leur rôle dans ce projet a permis une mise en œuvre efficace du projet ?


  •  
Le projet a-t-il été mis en œuvre dans les délais impartis ? Les résultats ont-ils été atteints tel que planifié ?


  •  
Dans quelle mesure la mobilisation communautaire insufflée dans le cadre de ce projet a contribué à l’atteinte des résultats du projet ?


  •  
Dans quelle mesure le genre et l’environnement ont-ils été pris en compte dans le projet ?



Efficience

Nous ne développons pas de question spécifique sur l’efficience. Il sera uniquement demandé de fournir toute information utile trouvée lors de l'étude et qui pourrait nourrir ce point. L’implication des volontaires a-t-elle contribué à une allocation plus efficiente des ressources ?

Durabilité


  •  
Dans quelle mesure la manière dont les différentes branches ont été impliquées contribue d’une part à la durabilité des effets du projet et d’autre part à la durabilité des services que ces branches offrent aux populations au regard de leur mandat ?


  •  
Dans quelle mesure la mobilisation communautaire insufflée dans le cadre de ce projet va perdurer après le retrait du projet ? Quelles sont les perspectives de durabilité des différentes coopératives mises en place au niveau des villages ?


  •  
Dans quelle mesure la durabilité des actions entreprises est-elle liée à l’implication des services techniques de l’Etat ?


  •  
Analyse des effets multiplicateurs du projet et leur possibilité de perdurer après le retrait du projet.



ð La réponse à ces questions sera structurée selon différents types de durabilité : durabilité technique (maitrise par les partenaires et pérennisation de l'accompagnement des bénéficiaires), financière (capacité de prise en charge des coûts récurrents par les partenaires et/ou les bénéficiaires) et sociale (maîtrise de l'intervention par les bénéficiaires).

Impact


  •  
Apprécier l’impact du projet sur la résilience des communautés ;


  •  
Est-ce que le projet a eu des effets positifs et/ou négatifs sur l’environnement?


  •  
Apprécier l’impact du projet sur le développement institutionnel de la CRRw (niveau central et local).



5. Méthodes d’évaluation

La méthodologie d’évaluation devra être définie par l’équipe d’évaluation.

A noter qu’il est prévu de faire une enquête auprès des ménages ciblés par l’action pour pouvoir mesurer les indicateurs de l’objectif spécifique et certains indicateurs de résultat. Ces enquêtes ménages seront réalisées en fin de projet et ne seront donc pas disponibles au moment de l’évaluation. Les évaluateurs sont, dans ce cadre-là, invités à organiser des focus groupes ou autre fora permettant de réunir les perceptions des communautés sur l’action.

6. Produits

Les produits de l’évaluation sont :


  1.  
Une présentation par l’équipe d’évaluation au démarrage de l’évaluation de la méthodologie d’évaluation (approche, critères, outils);


  1.  
Deux meeting de restitution durant lesquels l’équipe d’évaluation fera part de ses analyses, conclusions et recommandations: (i) sur le terrain, en fin d’évaluation avant la rédaction du rapport provisoire (en présence d’un représentant de la CRB, d’un représentant de la CRD et d’au moins un responsable de la CRRw) et ; (ii) après soumission du rapport provisoire;


  1.  
Un rapport provisoire endéans une période de 15 jours après la fin de la mission d’évaluation, pour relecture et commentaires par la CRB, la CRD et la CRRw;


  1.  
Un rapport d’évaluation final au plus tard une semaine après réception des commentaires éventuels sur le rapport provisoire.



Le rapport final sera rédigé en français de sorte à pouvoir être directement communicable par la CRB auprès de la DGD et des partenaires.

Le contenu du rapport devra au minimum contenir les sections suivantes (non exhaustif) :


  1.  
Un résumé de l’évaluation


  1.  
Une description du contexte


  1.  
Une description de la méthodologie, des moyens utilisés et de leurs limites


  1.  
Les résultats pour chacun des critères


  1.  
Les conclusions, enseignements et recommandations (spécifiques et réalisables ; et de préférence répertoriées par ordre de priorité).



En annexe, le rapport contiendra : le cahier des charges, les outils de collecte des données (fiches d’entretien, etc.), les sources des informations utilisées (primaires et secondaires).



Comment Postuler:

L’équipe d’évaluation sera sélectionnée sur base d’une offre technique et financière qui devra être soumise par les évaluateurs au plus tard le 17 juillet 2016.

Les Termes de référence complets ainsi que les annexes peuvent être obtenus sur demande à l'adresse mail suivante: solene.blanchere@croix-rouge.be

L’envoi peut se faire soit :

(i) sous pli fermé avec la mention sur l’enveloppe « REF: Evaluation Externe RWANDA/2016 – Offre technique et financière pour l’évaluation du projet de résilience communautaire au Rwanda » à l’adresse suivante:

Croix-Rouge de Belgique – Département International

A l’attention de Solène BLANCHERE

Rue de Stalle, 96

1180 Bruxelles

Belgique

(ii) ou par email avec en objet la référence suivante « Evaluation Externe RWANDA/2016 – offre technique et financière » à l’adresse suivante : solene.blanchere@croix-rouge.be

L’offre technique et financière devra contenir au minimum les sections suivantes :


  •  
Description de l’approche méthodologique


  •  
Calendrier de l’évaluation (description du plan de travail, nombre de jours prévus et échéances)


  •  
Les CV des évaluateurs


  •  
Le budget demandé (avec au minimum les rubriques suivantes : honoraires, transports, hébergement)


  •  
Un exemple de rapport d’évaluation déjà réalisé par les évaluateurs.



La Croix-Rouge se réserve le droit de relancer une nouvelle procédure de sélection d’évaluateurs si les propositions reçues ne sont pas jugées de qualité suffisante.

Les compétences attendues de l’équipe d’évaluation (au moins 2 personnes pour garantir un croisement des informations recueillies et un partage d’opinion, dont un Rwandais) :


  1.  
Au moins 5 à 10 ans d’expérience de conduite et/ou d’évaluation de programme en lien avec les thématiques liées à la Résilience particulièrement en Afrique Sub Saharienne


  1.  
Une connaissance et expérience des politiques et du système administratif au Rwanda


  1.  
Expérience de travail en Afrique de l’Est


  1.  
Excellente maîtrise du français parlé et écrit ainsi qu’une connaissance pratique de l’anglais sont nécessaires. La connaissance du Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est un atout supplémentaire

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